Milan, 8 août (LaPresse) – Le parquet de Milan a déposé aujourd’hui un recours auprès du tribunal de la révision concernant l’affaire de l’ancien Pirellino, impliquant Manfredi Catella, Stefano Boeri, l’ancien conseiller Giancarlo Tancredi, l’ancien président de la commission du paysage Giuseppe Marinoni et le maire Giuseppe Sala, tous mis en examen pour sollicitation indue.

Le parquet a contesté l’ordonnance du juge Mattia Fiorentini, qui avait ordonné les arrestations d’architectes et d’entrepreneurs pour corruption et faux, uniquement dans la partie où il n’avait pas reconnu les “preuves graves” de sollicitation indue. Bien qu’il y ait eu des “pressions” de la part de Sala et Tancredi sur Marinoni, après les menaces de “rupture” de Catella et Boeri, aucune “avantage” ou “utilité” personnelle n’aurait été promise à Marinoni pour modifier son avis sur le projet Pirellino en un avis favorable conditionnel (22 juin 2023).

La procureure Tiziana Siciliano et la procureure adjointe Marina Petruzzella, signataires de la mesure, ne sont pas d’accord. Elles affirment que “l’acquiescement de Marinoni aux demandes indues de l’assesseur” correspondait en fait “à son intérêt à perpétuer la position de pouvoir qu’il détenait au sein de la commission du paysage”. Ce fait est confirmé par le fait qu’à l’échéance de son mandat, sa fidélité à la ligne politique supérieure a permis qu’il soit à nouveau confirmé par le maire, sur proposition de l’assesseur, alors que Marinoni avait déjà fait l’objet, le 7 novembre 2024, d’une saisie de téléphone dans le cadre de cette enquête – une circonstance connue de l’administration municipale.

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