Rome, 31 janv. (LaPresse) – « Si ce pacte entre la magistrature et la société se rompt, si l’orientation interprétative de la loi est confondue avec l’orientation politique du gouvernement, une fissure s’ouvre dans la crédibilité globale des institutions et un court-circuit se crée dans les modalités d’exercice de la volonté populaire, qui ne lie le juge que dans les formes objectives de la loi et dans les limites fixées par le respect des droits fondamentaux et du principe d’égalité, qui doivent être garantis envers toute majorité. Réduire l’ensemble de ces questions à la formule de "l’empiètement" des juges au détriment de la politique est franchement trompeur et laisse dans l’ombre la réponse à la question qui les résume toutes, à savoir s’il peut y avoir une démocratie effective (qui reconnaît limites et contrepoids) sans une magistrature indépendante, et si une magistrature indépendante peut survivre en l’absence d’un climat de tempérance institutionnelle et de tolérance mutuelle. » C’est ce qu’a déclaré le président de la Cour d’appel de Rome, Giuseppe Meliadò, dans son discours à l’ouverture de l’année judiciaire 2026, actuellement en cours dans la salle Europa.
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