Milan, 2 février (LaPresse) – « Les objectifs et les méthodes de cette manifestation ont une intention clairement subversive et, par conséquent, potentiellement terroriste, qui doit être traitée avec des moyens appropriés ». C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Intérieur Matteo Piantedosi lors d'une interview accordée à La Stampa, à propos des incidents survenus à Turin lors de la manifestation en soutien au centre social Askatasuna. « L'efficacité du dispositif de sécurité, dit-il, est attestée par l'identification d'environ 800 personnes, dont plus de 50 étrangères, dans les heures qui ont précédé le déroulement de la manifestation ». Selon M. Piantedosi, si le nouveau paquet de mesures de sécurité actuellement en discussion avait déjà été approuvé, la situation aurait été différente. « Probablement oui : le filtre préventif aurait pu être renforcé par la possibilité de procéder à une garde à vue d'au moins 12 heures, mesure que nous avons prévue dans les règles à approuver. Elle vise précisément à bloquer à titre préventif les personnes dont les intentions et les attitudes sont déjà connues », a-t-il déclaré. Certains considèrent cette mesure comme excessive, digne d'un État policier. « Une mesure similaire existe déjà dans certains systèmes juridiques européens sans que personne ne crie à l'atteinte à la démocratie », déclare-t-il. Meloni fait appel à la magistrature afin que tout ne se termine pas en queue de poisson, comme par le passé. « Pour obtenir des résultats, il faut évidemment aussi la collaboration d'un système judiciaire qui prenne enfin conscience que, dans de telles circonstances, il ne s'agit pas d'une libre expression de la pensée, mais de tentatives organisées de renverser l'ordre démocratique, semant la dévastation dans nos villes », réaffirme M. Piantedosi.
© Copyright LaPresse

