Rome, 6 fév. (LaPresse) – « Lorsque le sport est plié à des logiques de pouvoir, de propagande ou de suprématie nationale, sa vocation universelle est trahie. Les grandes manifestations sportives devraient être des lieux de rencontre et d’admiration réciproque, et non des scènes pour l’affirmation d’intérêts politiques ou idéologiques ». C’est ce qu’écrit le pape Léon XIV dans « La vita in abbondanza, sul Valore dello sport », une lettre publiée à l’occasion des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina. Dans le texte, le Pape s’oppose à un soutien qui « se transforme en fanatisme » et à des stades qui « deviennent des lieux d’affrontement plutôt que de rencontre ». « Ici, le sport n’unit pas mais radicalise, il n’éduque pas mais déséduque, car il réduit l’identité personnelle à une appartenance aveugle et oppositive. Cela est particulièrement préoccupant lorsque le soutien est lié à d’autres formes de discrimination politique, sociale et religieuse et qu’il est utilisé indirectement pour exprimer des formes plus profondes de ressentiment et de haine », écrit encore le Pape.