Milan, 20 février (LaPresse) – Pour Glovo, « il est important de préciser » que « ni le tribunal ni le parquet » de Milan « n'ont ordonné d'embaucher 40 000 livreurs, contrairement à ce qui a été rapporté de manière inexacte par certains médias ». C'est ce qu'a fait savoir le géant espagnol de la livraison de repas dans une note commentant la décision du juge d'instruction de Milan, Roberto Crepaldi, d'accueillir la demande du procureur de Milan, Paolo Storari, de disposer d'un contrôle judiciaire pour caporalato. Dans l'acte d'accusation, le parquet conteste les « conditions d'exploitation » et le fait d'avoir profité « de la situation de détresse des travailleurs » opérant « sur le territoire milanais et national » et estimés « respectivement à environ 2 000 et 40 000 travailleurs », tandis que dans la décision de jeudi, le juge d'instruction a confié à l'administrateur judiciaire, le comptable Andrea Adriano Romanò, la tâche de procéder à la « régularisation des travailleurs » qui, au moment du lancement de l'enquête, « exerçaient leur activité », afin d'empêcher que les « violations ne se reproduisent », d'effectuer des « contrôles » par rapport aux « normes et conditions de travail » qui, si elles sont violées, constituent un « indice d'exploitation » et d'« adopter des mesures adéquates », même différentes de celles « proposées » par l'entreprise, afin d'éviter que des phénomènes de caporalato sur les livreurs à vélo ne se reproduisent. Décision dont « Glovo prend acte », comme l'indique la note, et dans laquelle elle s'engage « à fournir à l'enquête en cours tous les faits et données pertinents » afin de démontrer que « les livreurs reçoivent une rémunération équitable et pleinement conforme à toutes les exigences légales ».

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