Nola (Naples), 4 mars (LaPresse) – "La chasse aux coupables, pour un moment satisfaisante, ne pourra jamais réparer une si grande perte. C'est une chose de reconnaître à juste titre les responsabilités pénales, que les responsables devront examiner et sanctionner, c'en est une autre de penser que la justice des tribunaux ou, pire encore, le justicialisme privé, apaisera la douleur que personne d'autre que Jésus ne peut consoler avec le baume de l'Esprit d'amour". C'est ainsi que l'évêque de Nola, Monseigneur Francesco Marino, a prononcé son homélie lors des funérailles du petit Domenico Caliendo. "Les sentiments humains qui s'agitent en ce moment, peut-être de manière compréhensible, et nous ne devons pas en être effrayés, sont des sentiments de colère, de déception, d'affliction atroce. Nous nous demandons pourquoi, nous voudrions que les responsables soient blâmés, nous voudrions que ceux qui ont fait le mal souffrent comme Domenico a souffert. Mais à mesure que ces mauvais désirs nous assaillent, je suis sûr que nous finissons par nous sentir encore plus mal, plus coupables. Oui, frères et sœurs, parce qu'en écoutant vraiment la voix de notre conscience, nous savons bien qu'on ne guérit jamais la souffrance par le ressentiment, qu'on ne peut pas vaincre le mal par plus de mal, qu'on ne peut pas traiter le deuil par le désir de vengeance", a ajouté l'évêque.
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