Milan, 18 mars (LaPresse) – Un éventuel dialogue avec Vladimir Poutine sur l'approvisionnement en pétrole n'est pas nécessaire compte tenu de la situation dans le détroit d'Ormuz : "Pour l'instant, la situation est telle qu'elle est. Le problème, c'est le prix, ce n'est pas de le trouver. Pour nous, ce n'est pas tant un problème de sources d'approfondissement qu'un problème de prix qui a augmenté depuis les événements d'Ormuz. Le problème n'est pas de savoir où il ira, car nous nous sommes organisés après la crise ukrainienne de manière à disposer de plus de sources de profit. Le problème est que les prix ont beaucoup augmenté, de sorte que nous continuons à avoir ce dont nous avons besoin, mais nous le payons beaucoup plus cher". C'est ce qu'a déclaré le ministre de la défense, Guido Crosetto, lors d'une interview accordée à Mattino 5 sur Channel 5 : "L'Italie prend des mesures par l'intermédiaire de ses grandes entreprises. Eni est l'une des plus grandes entreprises au monde dans le domaine de l'énergie. Elle a été active avec le Venezuela lui-même, avec des chaînes africaines, avec des chaînes asiatiques comme l'Indonésie pour couvrir le déficit qui pourrait résulter de la fermeture d'Ormuz. Mais je dois dire que les pays européens et l'Italie sont parmi les pays les moins touchés par la fermeture d'Ormuz. Le pétrole qui arrive en Italie en provenance d'Ormuz représente environ 5 % de nos besoins et est facilement disponible ailleurs. Le plus gros problème est le gaz liquide en provenance du Qatar, qui représente environ 25 % de nos besoins. C'est un problème, mais il peut être résolu ailleurs. Pour nous, ce n'est pas tant un problème de sources d'approvisionnement qu'un problème de prix qui a augmenté après les événements d'Ormuz", a ajouté M. Crosetto.
© Copyright LaPresse

