Milan, 31 mars (LaPresse) – L’ancien adjoint à la régénération urbaine de Milan, Giancarlo Tancredi, et le directeur général de la municipalité, Christian Malangone, font l’objet d’une enquête pour divulgation de secret dans le cadre de l’investigation sur la vente du stade San Siro au Milan et à l’Inter.

Selon les informations de LaPresse issues du décret de perquisition de plusieurs dizaines de pages exécuté ce matin par le Noyau de police économique et financière de la Guardia di Finanza de Milan, coordonné par les procureurs Paolo Filippini, Giovanna Cavalleri et Giovanni Polizzi, avec le procureur adjoint Paolo Ielo, il est reproché aux deux responsables d’avoir diffusé et anticipé des projets de délibérations concernant le stade Meazza, remis à des acteurs privés avant leur approbation.

Dans la même enquête, qui comprend également des dizaines de conversations saisies l’été dernier dans le cadre d’un volet sur l’urbanisme pour corruption, l’ancien directeur général de l’Inter jusqu’en 2025, Alessandro Antonello, et le manager Mark Van Huuksloot sont également poursuivis pour entente frauduleuse dans les appels d’offres, aux côtés de Tancredi et Malangone.

L’hypothèse d’une manipulation de la vente concerne aussi Ada Lucia De Cesaris, l’avocate Marta Clara Spaini, le manager Giuseppe Bonomi, le consultant de l’Inter Fabrizio Grena et la responsable municipale Simona Collarini, ancienne responsable de la procédure de vente du stade.

Des perquisitions ont également été menées auprès de tiers non mis en examen, notamment des conseillers, des personnes physiques et des sociétés. Le dossier comprend aussi une décision du juge d’instruction de Milan Roberto Crepaldi autorisant les perquisitions visant des avocats inscrits au registre des suspects par le parquet dirigé par Marcello Viola, conformément à la loi protégeant la profession d’avocat. Les perquisitions chez les avocats se déroulent après notification à l’ordre, en présence d’un défenseur et sous la conduite directe du procureur.

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