Corruption, Busia (ANAC) : « Un phénomène qui, au fil du temps, est devenu insidieux et insaisissable »

Rome, 21 avril (LaPresse) – La corruption est « un phénomène qui, au fil du temps, est devenu plus insidieux et insaisissable, s'insinuant dans tous les interstices de la vie publique. Il ne s'agit plus seulement des pots-de-vin traditionnels, mais d'une constellation de comportements sournois : des consultations fictives aux parrainages opaques, des concours truqués au détournement de fonds de l'Union (en hausse de 35 % l'année dernière, selon le Parquet européen). Parfois, elle va même jusqu'à effleurer les plus hautes sphères institutionnelles : elle ne se contente pas d'enfreindre les règles, mais vise à les réécrire, en privatisant la souveraineté ». C'est ce qu'a déclaré l'avocat Giuseppe Busia, président de l'Autorité nationale anticorruption (ANAC), dans son discours devant le Parlement, où se tient actuellement la présentation du rapport annuel sur les activités menées par l'ANAC en 2025. Le chef de l'État, Sergio Mattarella, et le président de la Chambre des députés, Lorenzo Fontana, étaient présents à la réunion.