Gênes, 18 mai (LaPresse) – « Je n'ai pas de répit ». Carlo Sommacal, le mari de Monica Montefalcone, enseignante et chercheuse génoise, traverse les heures les plus difficiles depuis la disparition de son épouse, survenue jeudi dernier lors d'une plongée aux Maldives qui a également touché sa fille Giorgia, ainsi que les trois autres plongeurs : Muriel Oddenino, Gianluca Benedetti et Federico Gualtieri. Ces dernières heures, le ministère italien des Affaires étrangères a confirmé la localisation des quatre corps encore portés disparus dans les galeries sous-marines de la grotte de Thinwana Kandu, tandis que celui de Gianluca Benedetti, le premier à avoir été retrouvé, sera rapatrié en Italie ce soir. « Le ministère des Affaires étrangères m'a contacté – explique-t-il à LaPresse – parce qu'ils ont retrouvé les quatre corps ; la récupération commencera dès demain. Pour l'instant, je ne saurais même pas comment me rendre là-bas. » À la maison, son plus jeune fils, qui termine le lycée, est également à ses côtés. Samedi soir, des centaines de personnes, amis, étudiants et collègues de Montefalcone ainsi que camarades de classe et d’université de sa fille Giorgia, se sont rassemblés autour de la famille à Pegli, dans l’église du quartier Giardino, pour un moment de recueillement et de prière collective. « Je veux juste ramener ma femme et ma fille à la maison », avait expliqué Sommacal.

© Copyright LaPresse