Venise, Cacciari : « Un coup dur inimaginable »

Milan, 26 mai (LaPresse) – « La chute de la participation à Venise est incroyable… Et l'écart entre Martella et Venturini est stupéfiant, cela ne s'était jamais produit auparavant » : c'est ce qu'affirme Massimo Cacciari, philosophe et ancien maire de Venise, dans une interview accordée au Corriere della Sera. « Tous les sondages parlaient d'une course ouverte. Et puis Venise avait été le seul endroit de Vénétie où, en mars, le « non » avait l’emporté au référendum. Je dirais donc que les électeurs de centre-gauche ne se sont pas rendus aux urnes cette fois-ci, surtout les jeunes », affirme-t-il. « Le centre-gauche, après mes mandats, a enchaîné les erreurs fatales. Vous vous souvenez de Felice Casson ? Au lieu de miser sur la jeune garde vénitienne du PD, en 2014, ils ont choisi de le présenter comme candidat et le centre-droit a gagné avec Brugnaro. Et maintenant, avec Martella, c’est reparti : je le connais depuis toujours, Martella, rien de particulièrement terrible, mais c’est un jeune vieux, un pur politicien, une carrière d’éternel numéro 2, numéro 3, tantôt dans le sillage de Veltroni, tantôt dans celui d’Orlando, tantôt encore dans celui de Bersani. Bref, ce n’est pas comme ça qu’on suscite l’enthousiasme chez les électeurs. Il aurait fallu une figure différente, comme Salis à Gênes. Mon neveu Tommaso, par exemple, aurait obtenu plus de voix que Martella. »