Florence, 5 juin (LaPresse) – « Nous ne voudrions pas qu’une énième “négociation” soit en cours pour faire émerger une “vérité normalisée” : nous voulons une vérité authentique, pas une vérité édulcorée ». C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui dans un communiqué l'Association des familles des victimes de l'attentat de la via dei Georgofili à Florence, à propos de l'enquête sur les commanditaires occultes des attentats de 1993 qui visait l'ancien sénateur de Forza Italia Marcello Dell'Utri, dont la procédure a été classée sans suite par le juge d'instruction. « Nous espérons qu’il s’agit uniquement d’un classement « technique », comme cela s’est déjà produit par le passé, par exemple pour Bellini, mais que l’enquête déjà engagée par Tescaroli pourra ensuite reprendre et se poursuivre, car il ne manque pas de procédures encore en cours à Florence où des faits et des circonstances d’une certaine importance sont en train d’émerger », ajoute l’Association des familles des victimes de l’attentat de la via dei Georgofili. « Nous ne voudrions pas qu’une énième « négociation » soit en cours pour faire émerger une « vérité normalisée » de nature à ne pas nuire au système politique – peut-on encore lire dans la note – Que la Commission parlementaire antimafia et les parquets mènent une enquête approfondie et qu’il soit possible d’aboutir à des procès publics pour la garantie de tous ». Les familles des victimes de l’attentat de la via dei Georgofili demandent « une prise de conscience concrète et responsable de la part de ceux qui, en brisant le mur du silence, seraient en mesure d’apporter, par leur témoignage, cet élément à leur disposition, dont ils ne percevaient pas, sans que cela soit de leur faute, l’importance, et qui pourrait bien être la pièce manquante pour rétablir et prouver la vérité, y compris judiciaire ».