L’Aquila, le 9 juin (LaPresse) – La priorité est le bien-être des mineurs : pour cette raison, la réunification de la soi-disant « famille de la forêt » nécessite de nouvelles conditions, mises en évidence par des carences chez les enfants en matière d’éducation, de santé et de socialisation. C’est ce qu’indique noir sur blanc, après plus de six ans d’observation et de tests sur les trois mineurs et leurs parents, la consultante technique du tribunal pour enfants de L’Aquila, dans une expertise de 50 pages qui complète un précédent rapport de 200 pages déjà déposé. Cette évaluation essentielle atteste d’une « immaturité neuropsychologique » des enfants et met en évidence « l’incapacité parentale » de Nathan Trevallion et Catherine Birmingham. Les juges devront, dans un mois, se prononcer sur l’ordonnance prise en novembre dernier suspendant l’autorité parentale et retirant les trois enfants — des jumeaux de 6 ans et une fillette de 8 ans — à leurs parents. Le dossier comprend également une contre-expertise de la défense, qui depuis le début de l’affaire conteste la méthode procédurale. Il n’existe aucun préjugé à l’égard du mode de vie des parents ; il s’agit plutôt d’une analyse menée correctement sur l’éventuelle incidence que leur mode de vie éducatif a pu avoir sur le développement des mineurs, a précisé la ctu. Face aux carences parentales constatées, l’expertise conclut en espérant que les conditions nécessaires au retour des enfants à la maison, compatibles avec leur bien-être, puissent être réunies dans les plus brefs délais.