Rome, le 9 juin (LaPresse) – Corruption, divulgation de secrets professionnels et tentatives d’influencer l’avis de la Cour des comptes sur le projet définitif du pont sur le détroit de Messine. Telles sont les graves accusations portées par le parquet de Rome à l’encontre de trois personnes placées au centre d’une nouvelle enquête sur ce projet d’infrastructure. Les personnes mises en examen sont un ancien président adjoint de la Cour des comptes, à la retraite depuis février dernier, un avocat calabrais ancien membre du conseil d'administration de la société Stretto di Messina Spa et un entrepreneur originaire de Reggio de Calabre résidant à Rome. L'enquête, coordonnée par les enquêteurs de la capitale et confiée aux carabiniers du ROS, a conduit aujourd'hui à la réalisation de perquisitions à Rome, dans la province de Reggio de Calabre et dans celle de Frosinone. Au cours de l’enquête, des appareils électroniques et des documents ont été saisis ; ils vont désormais être analysés afin de vérifier la solidité des preuves à l’appui des accusations formulées par les enquêteurs. Selon les informations fournies par le parquet de la capitale, dirigé par Francesco Lo Voi, les trois hommes auraient agi de concert pour influencer l’examen de légalité de la Cour des comptes concernant l’approbation du projet définitif du pont sur le détroit. L'avocat et l'entrepreneur, toujours selon l'hypothèse de l'accusation, auraient approché le magistrat comptable en lui promettant un soutien pour de futures nominations dans des organismes publics après son départ à la retraite, en échange d'une intervention favorable dans la procédure concernant le projet.
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