Trente, 13 juin (LaPresse) – Le parquet chargé des affaires économiques et de la corruption à Vienne a ouvert un nouveau dossier d'enquête à l'encontre de René Benko, en détention provisoire depuis le 23 janvier de l'année dernière pour la faillite de plusieurs milliards d'euros du groupe Signa qu'il dirigeait. D'après les informations recueillies, l'infraction reprochée à l'ancien magnat de l'immobilier serait une fraude à la faillite. Selon les enquêteurs, Benko aurait été le « détenteur du pouvoir et le bénéficiaire effectif de la Fondation Laura », une organisation caritative créée par les proches de l'ancien magnat tyrolien, « utilisée pour soustraire 10 millions d'euros à la procédure d'insolvabilité personnelle ». Les enquêteurs soupçonnent Benko d’avoir dissimulé, et donc soustrait à la masse de la faillite, des biens tels que « des armes à feu de grande valeur, du mobilier, une voiture de sport de luxe et d’autres objets de valeur et biens personnels, ou d’en avoir dissimulé la propriété ». L'enquête se poursuit, comme le confirme le parquet de Vienne, car Benko pourrait « avoir réduit le fonds de garantie destiné aux créanciers par le biais de dons, d'avances injustifiées et en dissimulant ses propres créances ». Benko fait également l'objet d'une enquête du parquet de Trente dans le cadre d'une vaste enquête sur des liens présumés entre la politique et les affaires, susceptibles d'influencer l'attribution des marchés publics.