École, Valditara : « À partir de l'année scolaire 2023-2024, les agressions contre les enseignants auront diminué »

Rome, 13 juin (LaPresse) – « Par rapport à l'année scolaire 2023-2024, lorsque nous avons commencé à recenser les agressions contre les enseignants, on constate pour la première fois une nette diminution. Il y en a environ une vingtaine de moins ». C'est ce qu'a déclaré le ministre de l'Éducation et du Mérite, Giuseppe Valditara, dans une interview accordée à « Il Tempo ». « Nous sortons de décennies de délégitimation de l’autorité. Je me souviens d’un épisode que j’ai également relaté dans mon livre *La rivoluzione del buon senso*. Je venais tout juste de prendre mes fonctions au ministère lorsqu’une enseignante m’a contacté pour me parler d’une de ses élèves qui refusait d’éteindre son téléphone portable. Face à la réprimande, elle a répondu : « Je ne reconnais pas ton autorité ». C'est là le symbole de la crise de la relation entre l'élève et l'enseignant », a ajouté le ministre, soulignant que « la question des réseaux sociaux, qui stimulent l'agressivité et l'impolitesse, est certainement un facteur. L'autre aspect décisif est l'éducation à la maison. Je ne veux pas généraliser, mais chez certains parents, qui ont grandi au lendemain des tendances culturelles et éducatives diffusées par le mouvement de 1968 et ses environs, on ne prête plus attention à une relation qui incite le jeune au respect de l’autorité et au sens des responsabilités. On voit parfois des parents se transformer en « syndicalistes » de leur enfant, contestant les enseignants. Un tournant culturel et éthique s’impose. Pensons à Michel Foucault, qui est allé jusqu’à comparer les écoles à des casernes, des prisons ou des hôpitaux. C’est cette même vision qui revient dans les propos d’une certaine gauche moderne lorsqu’elle m’accuse de « disciplinement », d’« autoritarisme » et de « dressage ». Des concepts qui remontent à 1968 et que l’on entend encore aujourd’hui. »