Le Soudan a annoncé dimanche, avoir rappelé son ambassadeur en Éthiopie pour des consultations, après qu’Addis Abeba a rejeté une initiative soudanaise de médiation pour négocier un cessez-le-feu dans la région du Tigré, en proie à un conflit meurtrier.

Le Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, a voulu « encourager toutes les parties éthiopiennes à conclure un accord de cessez-le-feu et s’engager dans des pourparlers politiques », a indiqué dans un communiqué le ministère soudanais des Affaires étrangères.

La diplomatie soudanaise a déclaré que le fait d’insinuer un prétendu rôle joué par le Soudan dans le conflit du Tigré tout en prétendant la colonisation, constitue une poursuite de la politique de désinformation éthiopienne en ce qui concerne ses relations avec le Soudan.

Aussi, la diffusion d’allégations sans preuves, basées sur des appétences au sein du gouvernement éthiopien, ne s’abstiennent pas de recourir à des hostilités pour les concrétiser.

Par ailleurs, les tensions entre les deux pays se sont exacerbées ces derniers mois autour d’un contentieux frontalier concernant la région fertile d’al-Fashaga, où des agriculteurs éthiopiens s’étaient installés, avant d’être délogés par l’armée soudanaise en novembre. Mais le territoire reste contesté.

Une situation à laquelle il faut « remédier en profondeur » avant que le Soudan « puisse être envisagé » comme médiateur « crédible », a déclaré la semaine dernière la porte-parole du Premier ministre éthiopien, Billene Seyouma.

Dans son communiqué, la diplomatie soudanaise a indiqué avoir « suivi » le refus éthiopien de « l’aide soudanaise », rejetant les déclarations officielles éthiopiennes, qualifiées d' »accusations infondées » et annoncé le rappel de son ambassadeur en Ethiopie pour des « consultations ».

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