Naples, 19 janvier (LaPresse) – « Le fonctionnement différent du Conseil supérieur de la magistrature a un objectif précis : placer également l'action des magistrats sous contrôle politique ». C'est ce qu'a déclaré Maurizio Landini, secrétaire général de la CGIL, à Naples lors d'une initiative pour le « non » au référendum sur la justice organisée par la FP CGIL. « C'est précisément parce que notre Constitution stipule que la loi est la même pour tous, a ajouté M. Landini, que nous avons besoin de magistrats et d'une justice autonome qui ne réponde pas à tel ou tel pouvoir politique, mais qui réponde uniquement au respect de la loi ». Selon M. Landini, « ce référendum n'a absolument rien à voir avec l'amélioration du fonctionnement de la justice. Et nous sommes ici pour dire que notre problème n'est pas de limiter l'autonomie ou l'indépendance de la magistrature, notre problème est de faire fonctionner la justice qui ne fonctionne pas. Par exemple, si le gouvernement ne prend aucune mesure, en juin, 12 000 travailleurs précaires embauchés dans le cadre du PNRR et qui ont apporté une contribution importante ces derniers mois seront licenciés. De même, depuis des années, il y a un manque de postes. Il faudrait investir à la fois dans le personnel et dans les technologies, mais de ce point de vue, nous sommes dans le vide le plus total ».

© Copyright LaPresse