Rome, 6 mars (LaPresse) – « L'héritage de la crise de 2022 est aujourd'hui notre sécurité énergétique ». C'est ainsi que le ministre de l'Environnement, Gilberto Pichetto Fratin, dans une interview accordée au Messaggero, souligne que les points d'accès de l'Italie sont « notre sécurité. Nous trouverons le gaz qui manque ». L'arrêt de la production du Qatar signifie « qu'au-delà de la petite part fournie à l'Italie, environ 9 % de notre consommation annuelle, cela représente une perte de 20 % du gaz au niveau mondial et nous ne savons pas pour combien de temps. Tout le monde se mobilise pour trouver le gaz manquant, c'est vrai. Et cela a des effets importants sur les prix, comme nous l'avons constaté. Mais nous sommes également en mesure de trouver des approvisionnements alternatifs ». « Par exemple au Mozambique, mais aussi en Algérie, explique le ministre. Et puis, via le TAP, en Azerbaïdjan. Je ne vois pas de problème de quantité et nous ne sommes donc pas préoccupés par cela. La question est plutôt celle du temps et de la durée de la crise. Bien entendu, notre objectif est de penser au stockage pour l'hiver prochain. » M. Pichetto rappelle qu'« aujourd'hui, nous avons les stocks les plus remplis d'Europe, plus de 45 %, soit bien plus que le double de l'Allemagne. Et nous avons encore un peu de temps. Mais d'ici la mi-avril, au plus tard à la fin du mois, il faudra injecter le nouveau gaz pour l'hiver prochain afin de respecter les délais techniques de pompage ». Fichetto observe que « la perte de 20 % de l'offre de gaz ou de pétrole crée par définition une tension sur les prix. Une situation dans laquelle interviennent régulièrement les « baissiers » et les « haussiers », ceux qui parient sur la baisse ou la hausse des prix en question. C'est là la « bonne » spéculation. Les profiteurs sont une autre affaire. C'est sur eux que nous avons renforcé notre vigilance, notamment grâce à l'Arera, avec la création de l'Unité de surveillance énergétique ».
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