Milan, 4 avr. (LaPresse) – Unem a pris connaissance de l’initiative italienne visant à taxer d’éventuels superprofits des entreprises énergétiques, présentée au commissaire européen au Climat, Wopke Hoekstra, avec l’Espagne, le Portugal, l’Autriche et l’Allemagne, et « ne peut éviter d’exprimer surprise et inquiétude », soulignant que « dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques, la fragilité des approvisionnements et des coûts logistiques exceptionnellement élevés, il serait nécessaire d’éviter de nouveaux éléments d’instabilité ».

« Le secteur du raffinage pétrolier en aval n’a jamais été aussi comprimé qu’en cette période, pris entre des coûts de matières premières extraordinairement élevés, des coûts de transport international et de cabotage interne fortement augmentés, et la nécessité de maintenir une approche prudente dans le prix final de vente aux consommateurs, comme le souligne chaque semaine l’Observatoire des prix du ministère de l’Industrie et du Made in Italy », observe Unem dans un communiqué.

Dans le même temps, « l’introduction de nouveaux prélèvements extraordinaires ne peut être dissociée du cadre européen déjà particulièrement contraignant pour les entreprises — de la révision du système ETS au règlement sur le méthane — et risque donc de compromettre les investissements indispensables à la transition énergétique et à la compétitivité industrielle. Le raffinage italien est un secteur qui se révèle stratégique dans ce moment historique délicat, où les difficultés d’approvisionnement mettent sérieusement en péril la sécurité énergétique de l’Italie et de l’Europe », poursuit Unem, qui « réaffirme sa disponibilité au dialogue avec les institutions, en soulignant que toute taxation supplémentaire, en plus de l’augmentation de l’IRAP déjà introduite dans le récent “Decreto Bollette”, mettrait gravement en crise un secteur engagé à garantir la sécurité des approvisionnements dans un contexte de transformation du système énergétique ».

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