Milan, 5 avril (LaPresse) – « Il est clair que nous sommes prêts à rationner, si nécessaire. Nous évaluons différentes mesures possibles, mais les conditions ne sont pas encore réunies pour intervenir ». C'est ce qu'affirme, dans une interview accordée à « Repubblica » au sujet du choc énergétique déclenché par le conflit en Iran, le ministre de l'Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin. « Une commission spéciale travaille au ministère pour étudier le plan d’urgence », souligne M. Pichetto, pour qui « nous verrons où et comment intervenir, nous évaluons les mesures possibles », même si « nous ne réagirions certainement pas avec des dimanches à vélo comme il y a cinquante ans », explique le ministre, selon lequel « les mesures devront être adaptées à la situation actuelle ». « Nous savons que si tout s'arrête, les réserves nous permettront de tenir un mois », ajoute M. Pichetto en faisant référence à un scénario « de choc », celui d'un blocage généralisé, mais pour le ministre, « il est possible que les choses se passent différemment, la pénurie pourrait toucher davantage un secteur ou un autre, une ressource ou une autre ».

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