Milan, 23 avril (LaPresse) – « La biodiversité n’est pas une marchandise. Tout le monde en bénéficie, mais sa protection a un coût, comme c’est le cas pour de nombreux services publics essentiels. Le véritable défi consiste à trouver un équilibre entre les ressources publiques et privées, qui ne pénalise pas excessivement les comportements vertueux et non graves dans le secteur productif, tout en évitant des effets négatifs sur la compétitivité de nos économies". Gilberto Pichetto Fratin, ministre de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, a pris la parole lors de la session ministérielle du G7 à Paris consacrée au financement de la biodiversité. » Nous estimons très opportune – il a ajouté Pichetto – l’Alliance entre les peuples, la nature et la finance" prise par la présidence française, "qui peut représenter une impulsion importante pour mobiliser de nouvelles ressources, surtout du secteur privé et philanthropique". Aujourd’hui, selon le PNUE, « seulement 10% environ du financement de la nature provient du secteur privé. Il est évident qu’il faut faire plus", a expliqué Pichetto, soulignant l’existence en Italie d’expériences positives comme les fondations et les entreprises, ainsi que des initiatives comme le Global Compact Network Italia, "qui aident à diffuser une culture de la durabilité dans le secteur privé". " Nous ne partons pas de zéro", a précisé Pichetto, citant "des instruments concrets comme le Fonds-cadre mondial pour la biodiversité, le Fonds de Kunming et le Fonds Cali, tous ouverts aux contributions privées". Soutenir ces instruments, a ajouté le ministre, « est essentiel pour atteindre l’objectif mondial de mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d’ici 2030 ». La biodiversité – a conclu Pichetto Fratin – vit dans les territoires, la dimension locale et régionale est cruciale. L’Italie est fortement engagée dans la coopération environnementale, comme en Méditerranée et dans les Alpes. Nous souhaitons que l’Alliance entre les peuples, la nature et la finance soutienne également des initiatives territoriales et devienne un modèle reproductible ».