Milan, 5 juin (LaPresse) – « On ne fait pas ce qui est populaire, mais ce qui est juste pour le pays. Aujourd’hui, nous ne sommes pas autonomes en matière d’énergie : nous importons 15 à 20 % de l’étranger, principalement du nucléaire français. Et la période que nous traversons nous enseigne qu’il faut se tourner vers l’avenir avant qu’il ne nous submerge. Pour pouvoir produire au milieu de la prochaine décennie, il faut mettre en place les outils dès aujourd’hui ». C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, Gilberto Pichetto Fratin, dans une interview accordée au « Corriere della Sera », après le premier « oui » de la Chambre des députés au projet de loi-cadre sur le nucléaire. Pour l’approbation des décrets d’application, souligne-t-il, « nous avons un an devant nous. Mais je me suis engagé à les présenter avant Noël, afin de compléter le cadre juridique et de permettre à ceux qui seront au gouvernement de faire les choix nécessaires d’ici la fin de la décennie ». Craignez-vous un référendum sur la loi sur le nucléaire ? « Non. Je respecte pleinement les choix des citoyens. Nous serons en mesure d’expliquer qu’il n’y a rien à craindre », souligne Pichetto Fratin.
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