Rome, le 9 juin (LaPresse) – « Le décret du ministère des Transports sur les radars est une bonne chose, mais il arrive avec un énorme retard », affirme le Codacons, principale association italienne de défense des consommateurs sur la question des radars. « Depuis avril 2024, date à laquelle la Cour de cassation a établi que les amendes infligées par des dispositifs homologués mais non approuvés sont nulles », observe le Codacons, « nous avons assisté à un véritable chaos concernant les radars, qui a ouvert un énorme contentieux entre automobilistes et collectivités locales, faisant disparaître un principe fondamental : la certitude des amendes. Nous réaffirmons que ceux qui enfreignent les limitations de vitesse et mettent en danger leur propre vie et celle des autres doivent être punis avec la plus grande sévérité, mais les sanctions doivent être légitimes et infligées à l’aide d’outils respectant pleinement les dispositions du Code de la route. » « Le retard dans l’adoption du décret sur les radars », conclut le Codacons, « a eu des effets directs non seulement sur les finances des municipalités, dont les recettes issues des radars dans les grandes villes ont diminué de 9 % au cours de l’année écoulée, mais aussi sur la sécurité routière, poussant les collectivités locales à éteindre les dispositifs afin d’éviter les recours des automobilistes. »