Milan, 15 juin (LaPresse) – « D'ici vendredi, le temps passe et nous gardons notre sang-froid dans une situation qui évolue d'heure en heure. L'inconnue reste Israël et la question de savoir s'il maintiendra sa ligne de conduite vis-à-vis du Liban, de la Syrie et de Gaza. Si le détroit d’Ormuz est réellement navigable, il faudra plusieurs mois pour rattraper le retard logistique dans l’achat de pétrole brut. Il est certain que tous les pétroliers n’arriveront pas en Italie ou en Europe ; le temps écoulé a fait émerger de nouveaux acheteurs sur les marchés, au détriment du Vieux Continent. Le détroit pose encore des problèmes car il est miné et de nombreuses infrastructures de chargement ont été endommagées. Le comportement de l’OPEP sera également une surprise. Il reste encore une étape à Doha avant d’arriver en Suisse ». C’est ce qu’a déclaré à LaPresse Michele Marsiglia, président de Federpetroli, au sujet des répercussions de l’accord entre les États-Unis et l’Iran. « L’effondrement du Brent, du WTI et du gaz – dit le président de Federpetroli – est normal, les marchés vivent une spéculation voilée et pacifique. Avant de trinquer, attendons, je connais bien l’Iran et une grande partie du Moyen-Orient ». Marsiglia, s’exprimant ensuite sur le calendrier possible d’une baisse des prix de l’essence pour le consommateur, se contente pour l’instant d’expliquer que « cela dépend de la réouverture et de la destination des pétroliers ».
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