Les talibans ont tenu mardi leur première conférence de presse, deux jours après avoir repris le pouvoir en s’emparant de la capitale Kaboul.
Ils se sont engagés à respecter les droits des femmes mais sous les règles conformes à la loi islamique (sharia). «Le port de la burqa, un voile intégral, ne sera pas obligatoire pour les femmes car il existe différents types de voile», a affirmé le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.
Par ailleurs, Mujahid a également affirmé que les talibans veulent que les médias privés «restent indépendants».
Toutefois, insiste t-il, les journalistes «ne devraient pas travailler contre les valeurs nationales».
Pour apaiser les inquiétudes des afghans qui ont envahi le port de Kaboul pour fuir le pays, Mujahid a affirmé que les insurgés ne cherchent pas à se venger. D’ailleurs, dit-il, « tout le monde a été gracié par les talibans, même s’ils ont travaillé avec l’ancien gouvernement ou avec des forces étrangères ».
En effet, les talibans ont annoncé tôt ce matin une amnistie générale en faveur des fonctionnaires d’Etat. « Personne ne frappera à leur porte pour leur demander pourquoi ils ont aidé », a-t-il dit. De quoi assurer la communauté internationale qui s’inquiète du sort de ses collaborateurs en Afghanistan.
Lundi, le président américain a menacé de recourir à la force si les talibans venaient à perturber l’opération d’évacuation de ses ressortissants. De son côté, la Russie, appelant à un dialogue inter-afghan, a jugé mardi que les talibans envoyaient des signaux positifs en matière de libertés et de partage du pouvoir et se comportaient de matière civilisée à Kaboul.
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