Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU se réunit le 24 août, à l’initiative des représentants afghan et pakistanais.

A l’ordre du jour: l’examen des «inquiétudes sérieuses concernant les droits de l’Homme » après la prise du pouvoir par les  talibans en Afghanistan.

Vendredi dernier, le secrétaire général de l’ONU s’était dit horrifié par la situation des droits humains en Afghanistan. António Guterres  a affirmé que les besoins humanitaires « augmentent d’heure en heure » et que « l’Afghanistan est en train de perdre le contrôle ».

« Même pour un pays qui a tragiquement connu des générations de conflits, l’Afghanistan est en proie à un nouveau chapitre chaotique et désespéré – une tragédie incroyable pour son peuple qui souffre depuis longtemps », a déclaré Guterres, notant que plus de 1.000 personnes ont été tuées ou blessées à la suite d’attaques aveugles contre des civils, notamment dans les provinces de Helmand, Kandahar et Herat, au cours du seul mois écoulé.

Par ailleurs, le chef de l’ONU a déclaré que les combats entre les Talibans et les forces de sécurité afghanes pour le contrôle des villes et des villages « causent d’énormes dégâts », citant en exemple les centaines de milliers de personnes qui ont été contraintes de fuir leurs foyers, les hôpitaux qui sont débordés, les vivres et les fournitures médicales qui s’amenuisent alors que « les routes, les ponts, les écoles, les cliniques et d’autres infrastructures essentielles sont détruites ».

De leur côté, les talibans ont assuré ce lundi que les droits des femmes seront respectés. Ils se sont également engagés à accorder une amnistie à tous les fonctionnaires d’Etat.

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