L’Union européenne (UE) a condamné, vendredi, avec fermeté «l’attaque lâche par un groupe armé terroriste au niveau de la localité de Boukama, au Nord du Burkina Faso ayant fait 80 morts, dont 65 civils, précédée par d’autres incidents violents ces derniers jours.
«Plus que jamais, l’État burkinabè doit accélérer le redéploiement de ses forces de sécurité et parfaire leur coordination afin que ce cycle de violence cesse au plus vite», selon une déclaration du Haut Représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell.
Depuis plusieurs années, l’Union européenne est en soutien de ce processus et mobilise tous ses instruments financiers, note la déclaration, ajoutant qu’au-delà des aspects sécuritaires, l’UE réitère également son appel pour «un sursaut civil et politique» au Burkina Faso, tel que décidé par les cinq chefs d’État des pays du G5 Sahel, lors du sommet de N’Djamena, les 15 et 16 février dernier.
La déclaration ajoute que l’Union européenne «restera mobilisée pour un retour à la paix et à la stabilité dans l’ensemble du Sahel et compte sur l’implication totale des États de la région».
Pour rappel, 84 personnes, dont 65 civils, ont été tuées lors de l’attaque terroriste perpétrée, mercredi, contre un convoi militaire escortant des civils dans le nord du Burkina Faso. L’attaque s’est produite dans la zone « des trois frontières » entre le Burkina Faso, le Niger et le Mali, régulièrement frappée par les actions meurtrières de groupes terroristes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique (EI).
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