Le nouveau président zambien, Hakainde Hichilema, a été officiellement investi, mardi, après avoir remporté les élections du 12 août face à son rival, le président sortant, Edgar Lungu.

Dans son discours d’investiture, Hichilema s’est engagé à maîtriser la dette publique et le déficit budgétaire, tout en restaurant la crédibilité de ce pays d’Afrique australe suite à un défaut de paiement de ses dettes.

«Notre objectif au cours des cinq prochaines années sera de restaurer la stabilité macroéconomique», a t-il déclaré.

L’homme d’affaire, qui s’est tourné vers la politique en 2006, hérite d’une économie qui croule sous des niveaux records de dette extérieure, poussant la Zambie à devenir le premier pays africain à être en défaut de paiement en novembre dernier.

Le produit intérieur brut a diminué de 3% en 2020, le taux d’inflation est de près de 25 % et le chômage des jeunes est endémique dans un pays où l’âge médian est inférieur à 18 ans.

L’une des principales priorités de la nouvelle administration sera d’obtenir l’approbation du Fonds monétaire international pour un programme de relance économique et un prêt associé de 1,3 milliard de dollars.

Ces démarches devraient soutenir les négociations de restructuration de la dette avec les détenteurs de près de 13 milliards de dollars de prêts étrangers de la Zambie.

Hichilema doit également renouer les liens avec les producteurs de cuivre qui génèrent plus de 70 % des recettes d’exportation de l’État, afin de débloquer au moins 2 milliards de dollars pour relancer les investissements.

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