Le Qatar a affirmé, jeudi, être en négociation avec les talibans pour la réouverture de l’aéroport de Kaboul en Afghanistan« Nous restons confiants quant à la possibilité de gérer les opérations dès que possible », a déclaré le chef de la diplomatie qatarie, Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani, lors d’une conférence de presse à Doha.

Pour l’heure, « aucun accord » n’a encore été conclu sur cette question « Nous en sommes toujours au stade de l’évaluation. Il n’y a pas d’indication claire sur la date à laquelle il sera pleinement opérationnel, mais nous travaillons dur », a ajouté le ministre qatari, dont le pays entretient des liens étroits avec les talibans.

L’aéroport de Kaboul est totalement déserté depuis le départ des derniers soldats américains et la suspension des liaisons commerciales.

En attendant sa réouverture, les nouveaux dirigeants du pays pourraient annoncer la composition de leur gouvernement ce vendredi, quelques jours seulement après le départ lundi des dernières troupes américaines.

Le nouveau gouvernement aura la lourde tâche de sortir le pays de la crise qui prévaut depuis 20 ans.  L’économie afghane est, en grande partie, dépendante de l’aide internationale, qui a été gelée depuis la prise du pouvoir par les talibans.

Mardi, le secrétaire général de l’ONU a déploré « l’aggravation de la crise humanitaire et économique » et « la menace d’un effondrement total des services de base » après le départ des forces américaines.

Pour soutenir l’Afghanistan, Antonio Guterres a exhorté les Etats membres de l’ONU « à fournir un financement adéquat, souple et complet » en faveur de la population afghane dont près de la moitié (environ 18 millions de personnes) a besoin d’une assistance humanitaire pour survivre.

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