L’accord conclu dimanche entre l’Iran et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) au sujet du matériel de surveillance du programme nucléaire iranien permet de « donner du temps à la diplomatie ».
Telle est la conviction Rafael Grossi, directeur général de l’instance onusienne, qui revenait d’une visite à Téhéran après avoir en début de semaine dénoncé le manque de coopération de l’Iran.
«D’ici quelques jours, les inspecteurs vont pouvoir accéder au matériel de surveillance sur les différents sites iraniens et s’assurer qu’il fonctionne correctement après plusieurs mois d’incertitude», a-t-il expliqué.
Techniquement l’AIEA, dont l’accès est fortement restreint depuis février, n’aura certes toujours pas accès dans l’immédiat aux données des caméras. Mais «nous pourrons conserver toutes les informations nécessaires pour maintenir une continuité dans la surveillance jusqu’à ce que les pourparlers de Vienne aboutissent», a souligné Grossi, ajoutant qu’ «il n’y aura pas d’interruption ».
Il a toutefois souligné qu’il ne saurait s’agir «d’une solution permanente», évoquant une «mesure pour donner du temps à la diplomatie».
Le directeur de l’AIEA a fourni «ces nouveaux éléments» au Conseil des gouverneurs, qui se réunit ce lundi à Vienne pour examiner une résolution contre Téhéran.
Selon lui, ce serait des arguments de poids dans les débats en cours sur le vote d’une éventuelle résolution contre l’Iran.
Le diplomate de l’Union européenne Enrique Mora, qui chapeaute les pourparlers de Vienne pour ressusciter l’accord de 2015, s’est aussitôt félicité de cette «étape positive», appelant sur Twitter à reprendre les négociations «au plus vite».
© Copyright LaPresse

