Ce 18 septembre coïncide avec la Journée internationale de l’égalité de rémunération. Mais la parité en termes de salaires laisse encore à désirer, comme l’indique l’ONU dans une note publiée à cette occasion.
« Partout dans le monde, les femmes sont moins bien payées que les hommes, avec un écart de rémunération entre les sexes estimé à 20 % », estime l’ONU.
Les Nations-Unies expliquent que l’égalité du genre et l’autonomisation des femmes et des filles continuent d’être freinées en raison du déséquilibre historique et structurel des rapports de force qui subsistent entre les femmes et les hommes, de la pauvreté, des inégalités et des désavantages des femmes et des filles, notamment en matière d’accès aux ressources et aux débouchés, qui limitent leurs capacités.
Or, «les progrès pour réduire cet écart restent lents», constate l’ONU qui affirme que si les revendications d’une égalité de rémunération entre hommes et femmes sont généralement acceptées, leur application dans la pratique reste difficile.
Pourtant, les Objectifs de développement durable (ODD) insistent sur la nécessité de parvenir à une égalité entre les sexes à travers un travail décent avec un salaire égale pour un travail de valeur égale, comme le rappelle l’ONU. Mais aujourd’hui encore, le salaire des femmes ne représente que 77 pour cent de celui des hommes. À ce rythme, «il faudra environ 257 ans pour combler l’écart salarial mondial entre les hommes et les femmes», alerte l’ONU.