Les Etats-Unis d’Amérique ont de nouveau prévenu lundi qu’ils étaient prêts à prendre « d’autres mesures » si les négociations pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien échouaient, sans toutefois fermer la porte à la diplomatie.
Après une tournée d’une semaine dans le Golfe et en Europe, l’émissaire américain pour l’Iran Rob Malley a réaffirmé que Washington avait « d’autres options » pour empêcher Téhéran d’accéder à l’arme atomique – un avertissement déjà formulé mi-octobre par le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken.
« Nous allons continuer à pousser pour la diplomatie même en prenant d’autres mesures, si nous nous trouvons dans une situation où cela est nécessaire », a dit Rob Malley dans une déclaration à la presse, affirmant que le gouvernement de Joe Biden continuait de penser que ce problème ne pouvait être « résolu que de manière diplomatique ».
« Nous n’allons jamais fermer la porte à la diplomatie », a-t-il insisté.
Pour autant, il a aussi réitéré qu’il devenait de plus en difficile de sauver l’accord de 2015 censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, aussi connu par son acronyme anglais JCPOA, tant que le gouvernement iranien ne se décide pas à reprendre les négociations suspendues depuis juin. Cette « porte ne va pas rester ouverte éternellement », a-t-il mis en garde.
Il a refusé de fixer une date-butoir, expliquant qu’il ne s’agissait pas d’un « compte-à-rebours chronologique » mais « technologique »: « à un moment donné, le JCPOA aura été trop vidé de son sens, car l’Iran aura fait des progrès irréversibles » en matière nucléaire.
Pour garder « un œil » sur l’avancement nucléaire de l’Iran, l’agence de surveillance atomique des Nations Unies avait conclu, en septembre dernier, un accord avec Téhéran lui permettant d’accéder aux caméras de surveillance à l’intérieur de ses installations atomiques.
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