L’ONU demande aux Etats-Unis de lever leurs sanctions envers l’Iran en conformité avec l’accord sur le nucléaire iranien de 2015 et appelle Téhéran à revenir à ses engagements pour limiter son programme atomique, a déclaré mardi la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques.
« J’appelle les Etats-Unis à lever leurs sanctions comme indiqué (dans l’accord) et à étendre les dérogations concernant le commerce du pétrole avec l’Iran », a déclaré Rosemary DiCarlo, alors que des négociations internationales ont repris à Vienne sur le programme nucléaire iranien.
« L’extension des dérogations américaines concernant certaines activités civiles liées au nucléaire (…) est également importante », a ajouté la responsable au Conseil de sécurité de l’ONU.
« Des prolongations de dérogation sont également nécessaires pour le transfert d’uranium enrichi hors d’Iran en échange d’uranium naturel », a-t-elle précisé.
Quant à l’Iran, « nous lui demandons de revenir sur les mesures prises qui ne sont pas conformes à ses engagements liés au nucléaire » dans le cadre de l’accord, a-t-elle poursuivi.
Quant à l’Iran, « nous lui demandons de revenir sur les mesures prises qui ne sont pas conformes à ses engagements liés au nucléaire » dans le cadre de l’accord, a-t-elle poursuivi.
Ces remarques interviennent tandis que le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, a estimé mardi que des modifications devront être apportées au traité initial.
Dans une déclaration commune, l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, parties de l’accord nucléaire avec la Russie et la Chine, ont assuré que « la porte diplomatique restait fermement ouverte pour un accord maintenant ». « L’Iran doit choisir entre l’effondrement » de l’accord nucléaire « et un accord juste et global », dans l’intérêt du peuple iranien, ont ajouté ces pays.
L’ambassadeur iranien à l’ONU, Majid Takht Ravanchi, a assuré que son pays, pour reprendre ses engagements dans l’accord nucléaire, « n’imposait aucune pré-conditions ou nouvelles conditions », et que toutes ses mesures prises depuis le départ de l’accord des Etats-Unis étaient « réversibles ».
Son homologue américaine, Linda Thomas-Greenfield, s’est borné à rappeler pour sa part que les Etats-Unis étaient « préparés à se conformer à nouveau (à l’accord) si l’Iran fait de même ».
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