Nucléaire: pas d’accord sans la levée des sanctions, persiste l’Iran

Alors que le nouveau cycle de pourparlers a repris lundi à Vienne pour tenter de sauver l’accord nucléaire, l’Iran a exhorté ce mardi les Etats et ses alliés à lui permettre d’exporter son pétrole sans entrave.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a déclaré lors d’un point de presse tenu à Téhéran que son pays a inscrit les sanctions imposées à son industrie pétrolière au coeur de ce 9ème round de négociations sur la relance de l’accord nucléaire de 2015.
L’objectif, dit-il, est d’arriver à un « point où le pétrole iranien puisse être vendu facilement et sans restrictions, et où l’argent en résultant puisse être déposé sur les comptes bancaires de l’Iran ».
L’Iran a obtenu un allègement des sanctions en échange de restrictions sur son programme nucléaire dans le cadre d’un accord historique conclu avec les puissances occidentales, connu sous l’appellation de Plan d’action global commun (PAGC) ou Accord de Vienne sur le nucléaire iranien de 2015.
Aujourd’hui, l’ambition de Téhéran est de décrocher la levée totale des sanctions qui lui ont été imposées après retrait des Etats-Unis de l’accord. Une demande appuyée par l’ONU qui a appelé récemment les Etats-Unis à lever leurs sanctions envers l’Iran en conformité avec l’accord sur le nucléaire iranien de 2015, tout en exhortant Téhéran à revenir à ses engagements pour limiter son programme atomique.
« J’appelle les Etats-Unis à lever leurs sanctions comme indiqué (dans l’accord) et à étendre les dérogations concernant le commerce du pétrole avec l’Iran », avait déclaré la secrétaire générale adjointe de l’ONU pour les Affaires politiques, Rosemary DiCarlo, avant la reprise des négociations sur le programme nucléaire iranien au cours du début du mois de décembre.
Quant à l’Iran, « nous lui demandons de revenir sur les mesures prises qui ne sont pas conformes à ses engagements liés au nucléaire » dans le cadre de l’accord, avait-elle dit.