Washington rejette une transition de cinq ans au Mali et soutient les sanctions appliqués par la CEDEAO
di HB,
11 janvier 2022
Les Etats-Unis rejettent une transition au Mali qui durerait cinq ans avant le retour d’un pouvoir civil et soutiennent la prise de sanctions supplémentaires par la CEDEAO, a déclaré mardi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Linda Thomas-Greenfield, lors d’une réunion du Conseil de sécurité.
« Nous exhortons le gouvernement de transition à tenir son engagement envers le peuple malien de ramener son pays à la démocratie », a-t-elle affirmé. « Une transition de cinq ans n’est pas dans leur intérêt et prolonge la douleur du peuple », a ajouté la diplomate américaine en réclamant des élections « libres et équitables » et « transparentes ».
Dans la nuit de lundi à mardi, le département d’Etat américain avait souligné dans un communiqué que les Etats-Unis partagent « la grande déception » de la CEDEAO face « au manque d’action ou de progrès pour organiser des élections » au Mali. « Nous soutenons la décision de la CEDEAO d’imposer des sanctions économiques et financières supplémentaires pour exhorter le gouvernement de transition à tenir son engagement envers le peuple malien de ramener son pays à la démocratie », avait précisé dans son communiqué le porte-parole du Département d’Etat, Ned Price.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, réunis à Accra en sommet extraordinaire, ont décidé de fermer les frontières avec le Mali au sein de l’espace sous-régional et de suspendre les échanges autres que de produits de première nécessité.
Ils ont aussi décidé de couper les aides financières et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
En réaction aux sanctions économiques imposées par les deux instances ouest-africaines, le gouvernement du Mali a décidé de rappeler ses ambassadeurs accrédités dans les Etats membres de la CEDEAO et de procéder à la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec les Etats concernés.