Les parlementaires ukrainiens Taras Kozak et Oleg Volochine sont notamment accusés d’avoir été chargés par le FSB de « recruter d’anciens et actuels responsables gouvernementaux pour se préparer à prendre le contrôle du gouvernement ukrainien et à contrôler les infrastructures du pays avec une force russe d’occupation », a indiqué le Trésor américain dans un communiqué. Les deux autres sanctionnés sont d’anciens responsables ukrainiens.
Volodymyr Oliynyk est accusé de travailler pour le FSB à Moscou, où il aurait « rassemblé des informations sur les infrastructures essentielles de l’Ukraine » en 2021.
Le quatrième homme visé, Vladimir Sivkovich, est un ancien responsable du Conseil de sécurité et de défense nationale ukranien. Il est notamment accusé d’avoir coopéré avec les services secrets russes pour mener des opérations de désinformation visant à influencer l’opinion publique ukrainienne en faveur d’une cession de la Crimée à la Russie.
Il est aussi accusé d’avoir mené des opérations de désinformation aux États-Unis en 2019 et 2020. Leurs éventuels avoirs aux États-Unis sont gelés et leur accès au système financier américain sera bloqué.
Ces sanctions sont destinées à « révéler et contrer les efforts de déstabilisation que la Russie mène actuellement en Ukraine », a noté dans un communiqué le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, soulignant qu’elles n’ont rien à voir avec le vaste programme de sanctions dont les Occidentaux menacent la Russie si elle devait mener une incursion en Ukraine.
La Russie nie toute velléité belliqueuse chez son voisin, se dit menacée par le renforcement de l’Otan dans la région et assure que ses milliers de soldats à la frontière ukrainienne ne sont pas une menace.
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