ONU: Guterres présente ses cinq priorités pour 2022

Le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres a présenté, vendredi, les cinq priorités auxquelles il compte s’atteler, tout au long de l’année en cours, dans le cadre d’un effort international visant à édifier un monde meilleur.

« Je veux commencer l’année en tirant cinq sonnettes d’alarme sur Covid-19, la finance mondiale, l’action climatique, l’anarchie qui prévaut dans le cyberespace et la paix et la sécurité », a souligné d’emblée le chef de l’ONU dans son discours devant les Etats membres.

Commençant par la crise sanitaire qui éclabousse le monde, il a jugé primordial d’ériger en “première priorité” la lutte contre la pandémie de coronavirus à travers la mobilisation entière de l’ensemble des pays.

“Nos actions doivent être fondées sur la science et le bon sens”, a-t-il lancé depuis la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, soulignant que la science est claire: “les vaccins fonctionnent. Les vaccins sauvent des vies”.

Évoquant la finance mondiale, M. Guterres a insisté sur la nécessité de passer au mode d’urgence sur cette question pour réformer le système financier “dont l’une des principales fonctions est d’assurer la stabilité en soutenant les économies contre les chocs”.

Face au choc d’une pandémie mondiale, ce système “a échoué”, a-t il dit, réitérant son appel à une refonte financière “pour répondre aux besoins des pays en développement, par le biais d’un processus inclusif et transparent”.

Le monde doit aussi passer en mode d’urgence en ce qui concerne la crise climatique: la troisième priorité du chef de l’ONU. “La bataille pour maintenir l’objectif de 1,5 degré en vie sera gagnée ou perdue au cours de cette décennie”, a-t-il indiqué.

“En 2020, les chocs climatiques ont forcé 30 millions de personnes à fuir leurs foyers, soit trois fois plus que les personnes déplacées par la guerre et la violence”, a-t-il rappelé, prévenant que les petites nations insulaires, les pays les moins avancés et les populations pauvres et vulnérables du monde entier “sont à un choc de l’apocalypse”.

Dans ce sens, M. Guterres a insisté sur l’impératif de réduire de 45% les émissions globales d’ici 2030 afin d’atteindre pour atteindre la neutralité carbone d’ici le milieu du siècle, ajoutant qu’un nombre croissant de pays se sont engagés à réaliser cet objectif.

D’autres pays, dont certains gros émetteurs, ont une structure économique qui dépend du charbon ont besoin de ressources et de technologies pour accélérer la transition vers l’énergie renouvelable.

Dans ce cadre, le SG de l’ONU a plaidé pour la création de coalitions dans le but d’apporter soutien financier et technique à ces pays.

S’agissant de la quatrième priorité, le Secrétaire général de l’ONU a mis l’accent sur l’impératif de placer l’humanité au centre de la technologie. “La technologie ne devrait pas nous utiliser. Nous devons utiliser la technologie”, a-t-il dit.

Pour la cinquième priorité, il est essentiel, pour M. Guterres, d’adopter le mode d’urgence afin de restaurer la paix partout dans le monde.

Soulignant que le terrorisme demeure une menace constante qui déstabilise les pays les plus fragiles, le chef de l’ONU a indiqué que l’organisation internationale œuvrera pour des communautés “plus fortes, plus résilientes et plus pacifiques”.

L’organisation multilatérale ne “ménagera aucun effort pour mobiliser la communauté internationale et faire avancer la cause de la paix” de par le monde”, a-t-il conclu.