Les négociations pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien, qui se trouvent dans la dernière ligne droite selon les différents protagonistes, vont reprendre mardi à Vienne.
« Après des consultations dans les capitales avec leurs gouvernements respectifs, les participants vont continuer les discussions », selon un bref communiqué de l’Union européenne, chargée de coordonner le processus.
Ils s’étaient quittés fin janvier, appelant à des « décisions politiques » après les « progrès » réalisés au cours du mois.
Les Etats-Unis ont prévenu la semaine dernière qu’il ne restait plus que « très peu de semaines », affirmant de nouveau souhaiter des négociations « directes » pour parvenir à un compromis dans cette « dernière ligne droite ».
De son côté, Téhéran a renvoyé la balle aux Américains. « Il est naturel que la République islamique d’Iran s’attende à ce que les décisions nécessaires soient prises de l’autre côté, en particulier à Washington », a déclaré lundi le porte-parole du ministère des Affaires Étrangères.
« Nous espérons que la délégation américaine reviendra à Vienne avec des instructions claires sur la manière de remplir ses obligations sur la levée des sanctions », a précisé Saïd Khatibazadeh, dans l’attente d' »engagements concrets ».
Vendredi, Washington avait fait un geste en annonçant le rétablissement des dérogations-clés protégeant de la menace des sanctions américaines les pays et entreprises étrangères impliqués dans des projets nucléaires non militaires. Mais Téhéran a jugé ces mesures insuffisantes.
« Les mesures prises par les États-Unis pour lever des sanctions frappant l’Iran sont « bonnes mais pas suffisantes », a déclaré samedi 5 février le ministre iranien des Affaires étrangères, après l’annonce par Washington du renoncement à certaines sanctions liées au programme nucléaire civil de Téhéran.
« La levée de certaines sanctions peut se traduire au sens propre du terme par la bonne volonté (des Etats-Unis). Les Américains en parlent, mais il faut savoir que ce qui se passe sur le papier est bon mais pas suffisant », avait-il déclaré.