De hauts représentants des pays du Golfe ont appelé lundi au respect de certains droits des femmes en Afghanistan lors d’une rencontre à Doha avec le chef taliban de la diplomatie.
Amir Khan Muttaqi, ministre des Affaires étrangères du gouvernement instauré par les talibans en août 2021, a rencontré dans la capitale qatarie les ambassadeurs des six pays composant le Conseil de coopération du Golfe (GCC) –le Qatar, Oman, Bahreïn, le Koweït, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.
Dans un communiqué, les ambassadeurs du GCC ont mis en avant la nécessité de venir en aide aux « besoins humanitaires urgents » du pays, tout en « soulignant » l’importance de respecter « les droits et libertés de base, y compris le droit des femmes à travailler et à l’éducation ».
Les talibans n’ont fait aucune promesse, ont précisé les diplomates, qui s’inquiètent également de la possibilité que « des groupes terroristes soient capables de lancer des attaques depuis le territoire de l’Afghanistan contre d’autres pays ».
Accompagné d’une délégation, le ministre afghan doit également s’entretenir à Doha avec des diplomates européens, dans le but de solliciter auprès de la communauté internationale –qui ne reconnaît pas le régime– une aide financière pour son pays.
Vendredi, les Etats-Unis ont saisi 7 milliards de dollars de réserves de la Banque centrale afghane, une décision décriée par les talibans.
Jeudi, une délégation talibane s’était engagée à assurer la protection des travailleurs humanitaires en Afghanistan, y compris des femmes, et à favoriser l’éducation, selon l’ONG qui les avaient invités à Genève.
L’Afghanistan est enlisé dans une profonde crise humanitaire depuis la prise de pouvoir des talibans après vingt ans de guerre dévastatrice, et l’arrêt de l’aide internationale, qui représentait 75% du budget afghan.