Les Etats-Unis ont imposé jeudi de nouvelles sanctions à des responsables et oligarques russes et à leurs familles, dont le milliardaire Alisher Usmanov et le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, "qui continuent de soutenir" le président russe Vladimir Poutine "malgré son invasion brutale de l’Ukraine". 

Huit nouveaux membres de « l’élite russe » sont inscrits sur la liste noire américaine et verront leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés et leur accès au système financier américain bloqué.

Outre Alisher Usmanov et Dmitri Peskov, il s’agit de Nikolaï Tokarev, PDG de Transneft, poids lourd du secteur du pétrole et du gaz, Boris et Arkadi Rotenberg, deux frères d’une famille considérée comme très proche du président Poutine, Sergueï Tchemezov, patron du conglomérat de l’industrie de défense Rostec, Igor Shuvalov, dirigeant de VEB, la banque de développement russe, et Evgueni Prigojine, autre proche du Kremlin.

Ils s’ajoutent aux personnalités russes déjà sanctionnées la semaine dernière par les Etats-Unis, pour aligner la liste américaine sur les sanctions de l’UE, qui incluent depuis lundi plusieurs de ces noms, a dit une source proche du dossier.

Les nouvelles mesures américaines incluent les membres de la famille des personnes visées pour les empêcher de transférer leurs biens à leurs proches.

Parallèlement, 19 oligarques russes et 47 membres de leurs familles sont interdits d’entrée aux Etats-Unis, précise la Maison Blanche sans publier leur noms.

Cette nouvelle vague de mesures punitives américaines intervient alors que plusieurs de ces milliardaires sont sous pression ou commencent à prendre leurs distances avec la guerre engagée par Vladimir Poutine en Ukraine.

En coordination avec les Européens, Washington a créé mercredi une cellule d’enquêteurs chargés de poursuivre oligarques russes et, éventuellement, de saisir leurs biens de luxe.

« Ces individus se sont enrichis sur le dos des Russes » « et sont responsables de fournir les ressources nécessaires pour soutenir l’invasion de l’Ukraine par Poutine », estime l’exécutif américain. « Le Trésor partagera ses renseignements financiers et d’autres preuves, lorsque cela s’impose, avec le ministère de la Justice pour alimenter des poursuites pénales et la saisie d’avoirs ».

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