L’Assemblée générale des Nations unies devait entamer un débat lundi sur l’opportunité d’exiger que la Russie fasse marche arrière sur l’annexion de quatre régions de l’Ukraine, mais la discussion a eu lieu alors que les frappes de missiles les plus importantes de Moscou depuis des mois ont de nouveau alarmé une grande partie de la communauté internationale.
La réunion de l’assemblée vise à répondre à la prétendue absorption par la Russie le mois dernier des régions ukrainiennes de Donetsk, Louhansk, Kherson et Zaporizhzhia. Cette décision fait suite à des « référendums » orchestrés par le Kremlin que le gouvernement ukrainien et l’Occident aient qualifiés d' »illégitimes ».
Mais, les pays pourraient profiter de l’occasion pour dénoncer les bombardements du lundi matin ayant ciblé au moins 14 régions ukrainiennes, dont la capitale Kyiv, et tué au moins 11 personnes. La Russie a déclaré qu’elle visait des installations militaires et énergétiques. Mais, certains des missiles ont percuté des zones civiles.
La Russie a déclaré qu’elle ripostait à ce qu’elle a qualifié d’attaque « terroriste » ukrainienne samedi sur un pont important. Le conseiller présidentiel ukrainien Mikhail Podolyak a qualifié l’accusation de passerelle de « trop cynique même pour la Russie ».
L’assemblée de l’ONU devait se réunir pour examiner une proposition de résolution qui condamnerait les « référendums » et déclarerait illégales les annexions.
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