Cuba, le président Díaz-Canel : « Il n’y a pas de conversations avec les États-Unis »

Milan, 12 janv. (LaPresse) – « Il n’y a pas de conversations » en cours « avec le gouvernement des États-Unis, à l’exception de contacts techniques en matière d’immigration ». C’est ce qu’affirme dans un message publié sur X le président cubain Miguel Díaz-Canel Bermúdez, ajoutant que « nous avons toujours été disposés à soutenir un dialogue sérieux et responsable avec les différents gouvernements des États-Unis, y compris l’actuel, sur la base de la souveraineté, du respect mutuel, des principes du droit international, de l’avantage réciproque, de la non-ingérence dans les affaires intérieures et du plein respect de notre indépendance ». « Comme le démontre l’histoire, pour que les relations entre les États-Unis et Cuba puissent progresser, elles doivent se fonder sur le droit international plutôt que sur l’hostilité, la menace et la coercition économique », écrit encore Díaz-Canel, précisant qu’« il existe des accords migratoires bilatéraux en vigueur que Cuba respecte scrupuleusement ». Les propos de Díaz-Canel interviennent après que, hier, le président américain Donald Trump, dans un message publié sur son réseau social Truth, a suggéré que Cuba devrait parvenir à un accord avec les États-Unis, avertissant que l’île ne recevrait plus de pétrole ni d’argent du Venezuela. « Il n’y aura plus de pétrole ni d’argent pour Cuba — zéro ! Je conseille vivement de parvenir à un accord avant qu’il ne soit trop tard », avait écrit Trump.