Rome, 3 févr. (LaPresse) – « Sanctions ? Il y a certainement des interlocutions de la part des Nations unies. Du côté du gouvernement italien, je ne sais pas. On me demandait si l’État italien avait fait quelque chose pour la résolution des sanctions. S’il l’a fait, je n’en ai pas connaissance, parce que je n’ai jamais eu aucune rencontre avec ce gouvernement. Je l’ai demandée et elle m’a été refusée. Et c’est un fait assez unique, parce que dans d’autres pays, même ceux qui ne partagent pas mes analyses et celles des autres rapporteurs spéciaux du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, comme l’Allemagne, je suis reçue avec tout le respect et la dignité reconnus à un mandat comme celui-ci ». C’est ce qu’a déclaré la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens occupés Francesca Albanese, en marge d’une conférence de presse à la Chambre des députés. « Je ne crois pas que les sanctions seront levées aussi facilement, parce qu’il ne semble pas y avoir un climat favorable aux États-Unis en ce moment, mais je suis confiante que les choses changeront », a ajouté la rapporteuse spéciale, avant d’ajouter « savoir avec certitude » que parmi les motivations des sanctions reçues « il y a une charge de haine personnelle provenant de certains représentants du gouvernement des États-Unis ». « S’il y avait eu un procès, j’aurais eu la possibilité de me défendre », dénonce encore Albanese, « s’il y avait eu quelque chose de substantiel, d’irrégulier ou d’inexact dans ce rapport, compte tenu du fait qu’il a été passé au microscope, ils l’auraient trouvé. Or, non ». « Puisqu’on ne peut pas attaquer le fond de mes enquêtes, je suis pénalisée de cette manière, ce qui est vraiment indécent pour un système démocratique et pour des États de droit », a-t-elle conclu.

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