Dacca (Bangladesh), 12 février (LaPresse/AP) – Les urnes sont ouvertes dans tout le Bangladesh pour permettre aux électeurs de voter aux élections législatives, considérées comme un test crucial pour la démocratie du pays après des années de troubles politiques. Après un démarrage lent, la foule s'est pressée en milieu de matinée dans les bureaux de vote de la capitale Dhaka et d'autres localités. Le scrutin se poursuivra toute la journée de jeudi et les résultats sont attendus vendredi. Plus de 127 millions de personnes ont le droit de vote lors des premières élections au Bangladesh depuis la chute du gouvernement de l'ancienne Première ministre Sheikh Hasina en 2024, à la suite de plusieurs semaines de manifestations de masse. Mme Hasina a fui le pays et son parti a été exclu des élections. Elle vit actuellement en exil en Inde. Tarique Rahman, du Parti nationaliste du Bangladesh, est l'un des principaux candidats à la formation du prochain gouvernement. Il est le fils de l'ancienne Première ministre Khaleda Zia et est revenu au Bangladesh en décembre après 17 ans d'exil volontaire à Londres. Rahman s'est engagé à reconstruire les institutions démocratiques, à rétablir l'État de droit et à relancer l'économie en difficulté. Le BNP est confronté à une alliance de 11 partis dirigée par le Jamaat-e-Islami, le plus grand parti islamiste du pays, qui avait été interdit sous Hasina mais qui a pris de l'importance après sa destitution. L'influence croissante du groupe religieux conservateur a alimenté les inquiétudes, en particulier parmi les femmes et les communautés minoritaires, quant à la possibilité que les libertés sociales soient mises sous pression s'il venait à accéder au pouvoir. Le Bangladesh est à plus de 90 % musulman, tandis qu'environ 8 % de la population est hindoue.
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