Bilzen (Belgique), 12 fév (LaPresse) – "Je pense que nous devons maintenir un marché du carbone, et l'ETS est un système qui, dans sa structure, est pertinent. Je défends notre Green Deal et notre agenda climatique mais il faut les rendre compatibles avec la compétitivité. Ce serait une erreur stratégique de dire que la compétitivité signifie l'abandon de l'action climatique. Ce serait une erreur totale". C'est ce qu'a déclaré le président français, Emmanuel Macron, à l'issue du sommet informel des dirigeants de l'UE sur la compétitivité qui s'est tenu au château d'Alden Biesen en Belgique : "Je vais vous dire : dans de nombreux domaines, nous avons été trop lents. Nous parlons de la Chine. Elle exerce une concurrence déloyale dans certains domaines, mais elle est très douée pour les technologies propres parce qu'elle a opéré le changement avant nous et qu'elle a investi plus d'argent. En fait, elle a investi davantage de fonds privés et publics. Nous ne devons donc absolument pas supprimer les incitations et les signaux de marché que nous avons mis en place avec le système d'échange de quotas d'émission. Mais il est clair qu'il ne fonctionne pas bien pour certains pays aujourd'hui en raison du problème du coût marginal dans certains pays qui dépendent encore des combustibles fossiles, en raison de la spéculation sur les options du SCEQE et les ventes aux enchères", explique-t-il. "L'ETS, qui devrait se situer autour de 30-40 (euros par tonne), est actuellement à plus de 80, ce qui pèse lourdement sur certaines économies. C'est pourquoi la Commission reviendra en mars avec des solutions concrètes pour réduire ce fardeau. Il existe différentes solutions techniques, mais nous devons maintenir la cohérence de notre marché du carbone et la cohérence d'une Europe compétitive et en voie de décarbonisation", a-t-il déclaré.

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