Milan, 14 fév. (LaPresse) – « Je crois que le moment est venu de mettre en œuvre la clause de défense mutuelle de l’Europe. La défense mutuelle n’est pas optionnelle pour l’Union européenne, c’est une obligation prévue par notre propre traité, à l’article 42, paragraphe 7. Pour une bonne raison : c’est notre engagement collectif de nous soutenir mutuellement en cas d’agression. Ou, en termes simples, un pour tous et tous pour un. C’est cela le sens de l’Europe. Mais cet engagement n’a de poids que s’il repose sur la confiance et sur la capacité. » C’est ce qu’a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors de son intervention à la Conférence sur la sécurité de Munich. « Nous devons être prêts collectivement, nous devons prendre des décisions plus rapidement et cela peut signifier s’appuyer sur le résultat d’une majorité qualifiée plutôt que sur l’unanimité », a ensuite affirmé von der Leyen. « Il n’est pas nécessaire de modifier le traité pour cela. Nous devons utiliser ce que nous avons et nous devons être créatifs. Prenons par exemple la Joint Expeditionary Force dirigée par le Royaume-Uni, qui est extérieure à l’Otan mais complémentaire à celle-ci. Elle réunit 10 pays européens pour dissuader et rassurer dans l’extrême nord de la région baltique, avec un commandement opérationnel à Northwood, au Royaume-Uni. « Ou encore la Coalition des volontaires, dirigée par Keir Starmer et le président Macron. Avec un quartier général à Paris, cette coalition élabore des garanties de sécurité significatives pour l’Ukraine. Plus de 30 pays sont impliqués, dont certains ne sont même pas en Europe. Ces exemples nous montrent que cela peut fonctionner », a-t-elle ajouté.