Séoul (Corée du Sud), 19 fév. (LaPresse) – L’ancien président sud-coréen Yoon Suk-yeol est arrivé jeudi dans un tribunal de Séoul pour attendre le verdict concernant l’accusation de rébellion liée à sa brève tentative d’imposer la loi martiale. Il s’agit de l’accusation la plus grave à laquelle le leader destitué doit faire face après avoir déclenché la crise politique la plus grave des dernières décennies dans le pays en déclarant la loi martiale et en envoyant des troupes encercler le parlement le 3 décembre 2024.
Un procureur spécial a demandé la peine de mort pour Yoon, affirmant que ses actions constituaient une menace pour la démocratie du pays et méritaient la punition la plus sévère possible. La plupart des analystes ont prévu la réclusion à perpétuité pour Yoon, car sa tentative de prise de pouvoir mal planifiée n’a causé aucune victime. La Corée du Sud n’a pas exécuté de peine de mort depuis 1997, ce qui est largement considéré comme un moratoire de fait sur la peine capitale, alors que des voix réclament son abolition.
Le verdict et la sentence du juge Jee Kui-youn du tribunal de district central de Séoul sont attendus aujourd’hui. À l’arrivée de Yoon au tribunal, des centaines de policiers ont étroitement surveillé les partisans de Yoon rassemblés devant le complexe judiciaire, dont les cris se sont intensifiés au passage du bus le transportant. Les critiques de Yoon se sont rassemblés à proximité, demandant la peine de mort. Le tribunal de Séoul se prononcera également sur les cas de sept anciens responsables militaires et policiers accusés d’avoir appliqué le décret de loi martiale de Yoon, dont son ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun.