Bruxelles, 3 mars (LaPresse) – « D’un point de vue européen concernant le gouvernement italien, malgré la position publique de proximité avec Washington, malgré le récit d’un accès privilégié, Giorgia Meloni n’a pas été informée à l’avance des attaques contre l’Iran. Cela dévoile une illusion politique, l’idée que la proximité avec Donald Trump garantit de l’influence. Cela signifie qu’ils n’ont pas de canaux privilégiés. Il n’existe pas d’accès privilégié. Il n’existe pas de cercle restreint de dirigeants européens, indépendamment de la manière dont ils cherchent à le cultiver. Et cette réalité se manifeste de manière très concrète ». C’est ce qu’a déclaré la présidente du groupe Renew Europe, Valérie Hayer, lors d’une conférence de presse avec le secrétaire d’Azione, Carlo Calenda, et l’eurodéputée Elisabetta Gualmini, au Parlement européen à Bruxelles. « Pensez à ce qui s’est passé avec le Groenland il y a quelques semaines, lorsque j’ai découvert ce qui menaçait notre intégrité territoriale, aller au Groenland, quelle a été la réaction de Giorgia Meloni ? Les autres dirigeants ont été très fermes, dans le sens où nous devons jouer dur avec Donald Trump. Et pour être très claire, si nous avions suivi la stratégie de Giorgia Meloni, qu’est-ce qui se serait passé ? La stratégie de l’apaisement n’est pas une stratégie. Elle ne fonctionne pas. Espérons, heureusement, que les dirigeants aient décidé d’être forts, d’être fermes », souligne-t-elle.
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