Madrid (Espagne), 7 avril (LaPresse) – Le Conseil des ministres espagnol a approuvé le projet de réforme de l'article 43 de la Constitution qui consacre le droit à l'interruption volontaire de grossesse. Le texte est désormais transmis au Parlement. Le gouvernement de Pedro Sanchez avait lancé la procédure visant à inscrire l'avortement dans la Constitution en octobre dernier, avant de transmettre la proposition au Conseil d'État, qui a apporté quelques modifications au texte. Le nouveau texte a donc reçu le feu vert aujourd'hui en Conseil des ministres. La réforme ajoute un nouveau paragraphe à l'article 43 de la Constitution, qui stipule : « Les pouvoirs publics garantissent l'exercice du droit des femmes à l'interruption volontaire de grossesse dans des conditions d'égalité réelle et effective, avec toutes les prestations et tous les services nécessaires à cet exercice. » « Aujourd'hui est un jour important pour la démocratie espagnole », a déclaré la ministre de l'Égalité, Ana Redondo, lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres. La réforme va désormais être examinée par le Parlement. Pour être adoptée, elle doit être approuvée à la majorité des trois cinquièmes tant au Congrès qu'au Sénat. En cas de désaccord, une commission mixte Congrès-Sénat sera mise en place pour proposer un nouveau texte, qui sera ensuite soumis à un nouveau vote. En cas de résultat négatif, le texte pourra être approuvé à la majorité des deux tiers au Congrès et à la majorité absolue au Sénat.